Falling down

Arno Lafontaine

Arno Lafontaine a utilisé une chambre photographique grand format comme à la fin du 19eme siècle. Le procédé est lent, minutieux et permet de changer de point de vue, de s’isoler derrière le drap noir, devant l’image inversée pour examiner chaque détail et jouer avec les perspectives, les bascules, les décentrements pour se défaire des contraintes physiques. Donner l’illusion d’apesanteur et de mouvement…

«Une série de polaroids avec le regard
de peintre et non de photographe»


Le shooting était très diffèrent d’une session photographique classique. Le temps de préparation (en général 3 clichés par journée complète) lui a permis de choisir avec soin les angles, de placer les accessoires, vêtements, cheveux et autres, un par un pour donner le sentiment de chute libre. C’est pour cette raison qu’il ne voulais pas faire appel à des modèles professionnelles. Il a donc contacté son entourage, ses amies pour poser. Les premières réactions furent toujours les mêmes «ça serait génial mais je ne suis pas vraiment photogénique, je ne sais pas si je pourrais faire cela…»

L’utilisation de pellicules polaroid 809 périmées a été un choix déterminant dans la réalisation. Il s’agit d’une pellicule précieuse, une émulsion culte, avec un original de 25 cm par 20 cm qui était le fer de lance de la marque avant sa fermeture. Arno Lafontaine possédait moins de 40 plans film pour faire cette série, les tests se devaient donc d’être courts et intelligents. C’est de manière totalement empirique et sans appareils de mesures de lumière que la série fût réalisée. Les boîtes avaient une péremption différente et avaient perdu leur sensibilité de manière aléatoire.
Exposition à la Bellevilloise en septembre 2014.


Publié en novembre 2014

56 pages / 29,7 x 21 cm
Couverture souple / Français

SOLD OUT


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